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CITY IN TRANSFORMATION

Samedi 21 mars 14h00 / Maison de la Culture, salle Boris Vian

Passageway
Diana Jabi
Syrie / 2008 / 4’14

La vidéo propose trois niveaux possibles de lecture. Au premier niveau, c’est un exercice de dissociation et de réinterprétation de la musique. Passageway est un clip vidéo, un morceau de musique qui dicte la succession, le rythme et la concaténation des images. Passageway se compose de trois séquences d’environ 15 secondes chacune qui sont montées, répétées, déformées, entremêlées et imbriquées. Enfin, Passageway est un appel à défier la routine, les normes culturelles et sociales immuables ; c’est un acte de l’individu contre la domination de la majorité. Passageway incarne l’agitation intérieure de l’ego emprisonné dans le statu quo imperturbable d’une société (à l’époque) endormie et inébranlable.

Dasmacus
Michael Windle (Royaume-Uni) en collaboration avec : Bassel Tabakh, Erfan Khalifa, Fadi Al Hamwi, Iman Hasbani, Manar Wakim, Muhammad Ali, Nisrine Boukhari, Razan Mohsen, Rouba Khwais, Salam Al Hassam.
2010 / 7′

J’ai appris que dans les années 1960, on demandait souvent aux étudiants de l’Université de Damas de créer une série d’images de leur ville pour valider leur diplôme. Durant l’été 2010, grâce à Abir et Nisrine, de AllArtNow, nous avons réuni un petit groupe de cinéastes qui ont filmé cette ville qu’ils connaissent bien pour en faire une sorte de portrait vidéo.

Sidewalks/Dérive
Diana Jabi
Syrie / 2009-2010 / 4’14

Pour moi, les trottoirs de Damas sont semblables à une œuvre d’art : ils représentent un écosystème à part entière, ou même une culture, voire une civilisation avec ses règles et ses lois tacites. C’est un écosystème qui existe parallèlement au nôtre et que l’on a tendance à ignorer. On peut voir cette vidéo comme le résumé d’un été passé à flâner dans Damas. C’est aussi un concert visuel, le premier d’une grande série, où le son – ou l’absence de son – joue le rôle principal. Les mouvements I, II et IV (For Every Taste) sont des installations/performances de la vie quotidienne à Damas. Le mouvement III (Sabbara) est un hommage aux stands saisonniers improvisés. Le mouvement V (Passageway to BCN) est un intermezzo entre deux étapes de la création : le visuel et l’auditif, Damas et le reste du monde.

Sucsamad
Erfan Khalife
Syrie / 2010 / 3’12

Klaxon + klaxon = 2 klaxons
2 klaxons + 2 klaxons = 4 klaxons
4 klaxons + 4 klaxons = 8 klaxons
etc. + etc. = 2 etc.

Damascus/Barcelona
Diana Jabi
Syrie / 2012 / 5′

Vivre à Cham, c’est être submergé par un océan infini de récits, de mythes et de légendes, d’histoires et de philosophies, de vérités et de réalités, de fables et d’anecdotes. Sans limites. Où se termine Cham, où commence le soi ? Mais si l’on tend l’oreille, on finit par trouver sa place. Cham incarne la place de chacun.

A Letter Between Two Cities – Damascus/Vienna
Nisrine Boukhari
Syrie / 2013 / 6’35

Cette vidéo fait partie d’un projet en cours qui rassemble des lettres envoyées de Damas à une autre grande ville du monde. Ces lettres humanisent la ville et évoquent la question de la ville au cœur de la guerre.
Nous avons dû fuir à cause la guerre, mais nous portons notre ville en nous. La ville est donc elle aussi en fuite.

 

Nor Human, Neither Stone
Muhammad Ali
Syrie / 2014 / 3’25

Ces derniers temps, en me promenant dans les rues de Damas, je vois des gens qui se sont effondrés – des gens de tous âges et de toutes catégories sociales, vieux ou jeunes, hommes ou femmes, seuls ou en famille. Ils partagent tous le même sort, celui de la chute, chacun à sa manière, mais nous renvoient la même image.
J’observe leurs visages éprouvés, et je n’y décèle ni honte ni gêne, comme s’ils se complaisaient dans leur propre chute, comme s’ils étaient indifférents à leur propre faiblesse, se contentant de la tristesse et de la colère, comme les piétons qui ne s’arrêtent plus et qui jettent juste un regard furtif avant de reprendre leur course forcée, comme si chacun avait compris que la chute – dans tous les sens du terme – était devenue monnaie courante dans le quotidien d’une ville ou tout continue de s’écrouler.

When City Moves to the Sky
Mahmoud Dayoub
Syrie / 2014 / 4′

Quand je pense à Damas, je regarde le ciel et j’imagine que les immeubles entiers s’élèvent et se mêlent au ciel pour créer une arabesque.
Je ne peux pas m’empêcher de penser que la ville ne désire qu’une chose : suivre ses habitants qui sont allés au ciel et y ont trouvé leur place.

Everyday Life
Amer Al Akel
Syrie / 2014 / 3’28

Voici ma ville. C’est là que j’habitais avant. Ma ville avec son quotidien, son effervescence, ses bruits et ses silences.
Voici la ville qui a assisté à tous les détails de ma vie. Aujourd’hui, ils veulent lui voler son âme, son tempérament, ses caractéristiques. Elle va devenir un monstre qui ne nous ressemble plus. Mais nous reviendrons, nous lui rendrons sa véritable essence, et elle sera à nouveau le reflet de notre vie, comme nous le voulons.

In the Land
Maha Shahin
Syrie / 2014 / 4’24

Aucun de nous ne va plus la voir… La rosée printanière ne recouvre plus les herbes folles qui jonchent le marbre blanc… Les cendres noires ont pris toute la place.
Ma mère, je l’ai laissée seule dans ta terre, Damas ! J’ai laissé avec elle tous mes souvenirs. Comment cesser de penser à elle, de penser à toi ?
Et je me demande sans cesse – vous reverrai-je un jour, toutes les deux ? Ou ai-je perdu ma mère pour toujours ?